Remerciements:
Tout d'abord, je tiens à remercier mon épouse Valérie et mon filsThéo qui m'ont donné le feu vert pour m'engager dans cette aventure, qui ont accepté mon absence durant des heures et des jours d'entrainement, qui m'ont encouragé pendant les plus de treize heures de courses. MERCI
Encore merci à Valérie pour la préparation de mes ravitos et des energycake.
Je remercie Eric,pour son programme de préparation, son stage exceptionnel, ses conseils, ses pronostics qui m'ont donnés confiance pour aborder l'épreuve. MERCI
Merci à tous ceux qui m'ont encouragé pendant l'épreuve: Betty, Marc, Damien, François, Chloé et ses parents, le camping du petit Liou, les bénévoles, le public nombreux....MERCI
Préparation spé:
Après un hiver d'entrainement classique, un début de saison à Romans, un test sur du long à Cublize qui m'a permis de commencer à y croire, et quelques autres triathlons court et sprint, je commence la préparation spécifique préconisée par Eric MONNET Expert de L'Embrunman.
J'essaye de coller au plus près à son programme en conciliant au mieux travail, vie de famille et entrainement pour S-6 à S-4. (S-4 très peu chargée, contrainte professionnelle oblige, tant mieux je serai reposé pour la semaine de stage à venir, il faut toujours voir le côté positif...)
S-3 une semaine de stage « spécial Embrun » aux Orres concoctée par Eric (38 h d'entrainement dans la semaine avec en
particulier 28 h de vélo en haute montagne) achève le gros de la préparation. Stage dans une super ambiance avec une vingtaine de triathlètes du comité Drôme Ardèche, qui permet de se
familiariser et de s'imprégner des parcours.
Le dicton du stage: « Qui pleure à l'entrainement rit en compétition et vice versa »
Les deux dernières semaines avec diminution de charge progressive.
Le départ:
Il a plu toute la nuit, mon sommeil a été ponctué par les averses incessantes, mais j'ai quand même globalement bien dormi.
4h10 le réveil sonne, sous la tente je m'habille rapidement et prépare mes derniers ravitos.
4h40 Valérie et Théo sont dans la voiture ça y est, c'est parti! La pluie vient de cesser la température est de 14°C.
5h00 arrivée au parc vélo les allées sont recouvertes de flaques d'eau , je regroupe mes affaires vélo dans un sac plastique , mes affaires de course à pied dans un autre.
Rapidement j'enfile ma combinaison et me dirige vers le sas de départ.
Je regarde le ciel qui semble s'éclaircir, peut être allons nous avoir la chance d'éviter la pluie?
5h50 la tension monte, départ des féminines. On s'avance vers la ligne de départ.
La natation 3.8 :
Je me place en milieu de groupe.
6h00 C'est le départ, je cours vers le lac totalement obscur, me jette à l'eau au milieu des 1000 autres concurrents, j'évite les coups en nageant souvent en water polo les 200 premiers métres.Les quatre premières bouées se passent un peu dans la bousculade mais je ne prends pas de coups.
Je nage la fin du premier tour et le deuxième en amplitude tout va bien.
Temps: 1h07' pronostic d'Eric 1h05
Transition 1:
Je tombe ma serviette au sol, la ramasse trempée donc pas de séchage.
J'enfile mon shorty, un sous vétement manche courte, manchettes, maillot de vélo (avec imper dans la poche), coupe vent sans manche, casque, dossard, chaussures.
Frileux de nature je préfère prévoir, on annonce froid au sommet de l'Isoard.
Temps : 6'
Le vélo 188
J'enfourche le vélo, je grelotte mais je sais que ça va pas durer car dans quelques centaines de métres on attaque la montée des Puys première difficulté de la journée.
Le ciel est gris mais pas menaçant pour le moment
Je régle mon allure au cardio, je n'ai pas de très bonne sensations (des douleurs derrière la cuisse que quelques séquences en danseuse me permettent
de faire disparaître ). Retour sur Embrun par Savine vue magnifique sur le lac avec un rayon de soleil qui perce les nuages, la luminosité est exceptionnelle. Mon chrono est correct. Direction
l'Isoard je continue en régulant ma vitesse au cardio et en relançant dans toutes les parties roulantes. Dans la vallée du Guil' j'en profite pour bien manger: barre, sandwich.
Ca y est, le pied de l'Isoard: Arvieux, Brunissard, là on est dans le vif du sujet je me mets en danseuse pour décontracter les muscles. La Casse, le ciel s'assombrit quelques gouttes d'eau
éparses n'annoncent rien de bon pour la suite.
Au sommet j'ai 15' d'avance par rapport à la reconnaissance il y a quinze jours, je prend confiance.
Au sommet je récupère mon ravito perso, un journal et m'élance pour la descente il ne faut pas trainer et vite retrouver des températures plus clémentes.
La descente du col se fait sur une route détrempée j'ai les jambes et les doigts gelés,vite il faut arriver en bas au plus tôt. En arrivant sur Briançon des nuages noirs assombrissent le ciel,
des orages vont s'inviter sur la fin du parcour vélo.Je m'arrête pour mettre l'imper et m'élance sous les averses vers Prelle, Les Vigneaux, L'argentière.
De légéres douleurs articulaires aux genoux commencent à se faire sentir sûrement à cause du froid et/ou de l'humidité.
Le mur de Pallon, la pluie s'est arrêtée, ça passe bien avec de la patience. Le public nombreux dans cette difficulté nous couvre d'encouragement.
Je descends sur St Crépin avec la plus grande prudence la route est encore trempée les freins n'ont plus d'efficacité.
Au bas de la descente direction St Clément partie roulante mais avec un vent de face terrible, à la
sortie d'un virage je suis planté par une bourrasque de vent.
De St Clément au Pont Neuf cette partie est plus abritée du vent mais en montagnes russes il faut gérer les montées, relancer en descentes.
J'y suis, j'aperçois Embrun, mais il reste encore la montée de Chalvet ultime difficulté du parcours vélo, là encore il faut rester calme ne pas s'enflammer et penser au marathon à venir. Je finis donc le parcours vélo avec de bonnes sensations pas trop fatigué. Depuis l'Isoard, je n'ai plus gagné de temps par rapport à la reconnaissance.
Bilan ravito:3Powerbars, 3 demi sandwichs, 4 bidons de Maxim (j'ai augmenté ma consommation de solide car avec le froid je n'ai pas beaucoup bu de boisson énergétique)
Temps:7h52', pronostic d'Eric 7h50
Transition 2:
Deshabillage de la tenue vélo 4 couches. J'enfile singlet, chaussettes, chaussures,casquette.
Un peu de crème anti frottement, je prends la ceinture porte bidon. C'est bon on peut y aller.
Temps:6'
Course à pieds 42.195:
Dés les premières foulées je me sens bien. Malgré de bonnes sensations je décide d'adopter une allure prudente. Je veux atteindre mon objectif de course « ne jamais marcher ».Dans les
bosses je raccourci ma foulée pour continuer à courir en évitant de trop traumatiser les muscles.
Je boucle le premier tour (19 kms) en 1h45'
Au début du deuxième tour des douleurs musculaires derrière les mollets et articulaires au niveau des genoux apparaissent , je suis contraint de réduire ma foulée, malgré tout j'arrive à boucler le deuxième tour sans marcher.
Le dernier kilomètre est un moment d'émotion unique, des frissons, une explosion de joie. Je retrouve Théo qui va passer la ligne d'arrivée avec moi, Valérie, Betty, Marc qui m'ont encouragé tout au long de la course à pied. Un moment unique auquel j'ai rêvé pendant les entrainements à en avoir des frissons (L'Embrunman est la seule course qui me donne autant d'émotions pendant que je la prépare).
Temps au marathon: 4h12', pronostic d'Eric 4h15
Ravito: premier tour 4 petits bidons de Maxim, et coca dilué à chaque ravito, deuxième tour gel avant chaque ravito et toujours du coca dilué.
Temps total: 13h23'
Bilan: Bonnes sensations, bonne gestion de course sans erreur (je pense)
Une course dans des conditions climatiques exceptionnelles qui me laissera un souvenir non moins exceptionnel.
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