La Garoutade, qu'est-ce que c'est??
ça faisait un moment que j'en avais entendu parlé (via http://www.brikiroule.com), et j'avais même failli y participer l'année dernière mais les 400 inscriptions étaient parties en moins de 12h sur internet.
Bref, cette année encore je rate le coche (les inscriptions sont parties en 6h de temps) mais heureusement pour moi, suite au froid du début de mois de février, beaucoup de personnes ont rennoncées car réaliser 66kms et 3000 de D+ (annoncés) ça en a refroidi plus d'un.
Au dernier moment donc, je m'inscris (4 jours avant l'épreuve) avec une certaine apréhension quand même.
Je contacte Laurent avec qui j'avais réalisé Chabeuil-Gap à VTT et qui me dit qu'il reste une place dans le mobil-home où ils ont prévu de loger et dans la voiture avec laquelle ils descendent.
Après divers coups de téléphone, le RDV est fixé le samedi 25 février à 7h50 à la sortie d'autoroute de Montélimar Sud.
Le temps de charger vélo et bagages et nous revoilà reparti vers Perpignan, plus précisément à iIle-sur-têt.
Là, c'est déjà le printemps, les mimosas sauvages sont en fleurs ainsi que les amandiers. Il fait doux, 20°C et pas de vent. On retire nos plaques de cadres et on va à Espira de conflent prendre possesion de notre logement.
De là, repas de midi tiré du sac et vers 14h on part à 5 pour une découverte des environs. Philippe (alias Brik) semble connaître le coin comme sa poche, c'est vrai qu'il y a fait quelques séjours découverte.
Nous sommes au milieu de multitudes de collines où les chènes dominent. Les sentiers sont parsemés de cailloux et ressemblent fortement à ceux du coin. Rapidement, les sentiers ne se montent plus sur le vélo mais à pied. On a toujours en toile de fond, le canigou enneigé et ensoleilé. C'est vraiment une belle journée pour rouler. Passé, les ascensions ce sont les descentes qui se succèdent, tantôt roulante, tantôt trialisante et ainsi de suite, une succession de toboggants géants et naturels qui met à rude épreuve le matériel et les organismes.
Sur l'une des descentes, Pascal abîme son tubeless et malgré le préventif, il est obligé de mettre une chambre à air. L'occasion pour nous autres d'admirer le paysage car c'est plutôt difficile en roulant.
Au détour d'un village, je perds mon compteur et fais seul demi-tour où je finirais par le récupérer et par rentrer par la route alors que les autres continuèrent dans les bois.
Au total, environ 25 kms de belle balade mais dans des lieux qui se méritent.
Le soir,après une bonne douche, c'est pizza party et dodo pas trop tard car une rude journée nous attend le lendemain.
Le dimanche, réveil 5h45; déjeuner rapide, nettoyage et on lève le camp vers 6h45.
Le jour ne s'est pas encore levé mais il nous faut rejoindre l'ille-sur-têt (à 1/4 d'heure de route) ou les départs se font de 7h à 8h.
En arrivant, le jour pointe à peine et l'on croise déjà des gens qui roulent. Le vent va nous accompagné durant cette journée mais à 7h, il fait déjà 12°C.
7h40, on démarre avec une autre équipe de "parisiens" aux surnoms bizarres...Coucous, Zild, Lasouque et Seb.
Quelques kms de plat et on entre dans le vif du sujet. Première grimpette qui après quelques centaines de mètres va devoit se négocier à pied et en alternance vélo et poussée car il y a embouteillage d'entrée.
Il en sera de même pour la descente mais là, ça me dérange moins car elle est assez ardue et surtout bien pentue par endroit. Tout le monde se retrouve en bas, personne ne manque et on repart pour de la vraie grimpette sur pistes dans un premier temps puis après plusieurs kilomètres on rentre dans des singles où alterne poussage et pédalage ou l'inverse. On passe ainsi d'une altitude d'une centaine de mètres à environ 700m et ça va être ça tout au long de la journée. Les montées sur pistes se feront au train avec de temps en temps le passage d'avions tel Zild et Lasouque (à croire que dans la région de Chevreuse ils ne connaissent que ça...) qui passent certains endroits où je pousse.
Bon, dans les descentes, je ferme la marche , même si sur certaines je prenais vraiment du plaisir surtout à suivre Pascal qui roule avec un semi-rigide décathlon mais qui a une aisance technique supérieure à la mienne.
il va en être ainsi durant 57 kms puis dans la dernière descente, sur une portion bien pentue, je vais bloquer ma roue avant sur une pierre et c'est l'inévitable OTB. Le vélo s'arrête net, et je dévalle sur le ventre tel une grenouille la pente sur quelques mètres. ça brule....
La confiance en a pris un sacré coup et du coup chaque difficulté va être avalée à pied jusqu'au bas de la descente. Pas de gros bobos, mais la chair n'a pas résisté et j'ai les genoux et les coudes en feu.
Heureusement, l'arrivée n'est plus très loin et une bonne douche va permettre de nettoyer un peu tout cela.
Le repas, une fideua (sorte de paella aux fruits de mer avec des pates à la place du riz ) servit à l'arrivée, terminera de me rendre le sourrire après les grimaces précédentes.
Au final, ce sera 67,2 kms de parcouru et 2408m de D+ pour 6h21' de roulage/poussage.Une magnifique randonnée, sans fléchage (car guidage au GPS), d'excellent ravitaillements mais qui se mérite en ce début de saison. Les descentes sont toutefois par moment très engagées, limite enduro mais quel plaisir quand ça passe.
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